Edito du Curé – dimanche 23 mars 2025

lelien

« Mais si vous ne vous vous convertissez pas… »

Cette phrase rythme le texte ! Elle revient deux fois, comme un refrain incisif et laconique. Elle rompt avec la tonalité narrative de deux histoires vraisemblables racontées par Jésus et introduit, en même temps, une directive, une interpellation… Le ton impératif employé suggère l’urgence de la conversion implacable et impérieuse. Derrière la promptitude du message de la conversion se dessine aussi un avertissement sévère – c’est le cas de le dire – aux conséquences dramatiques : « si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux ». Le visage du Seigneur « lent à la colère et plein d’amour » présenté dans le psaume de méditation (Ps 102) souligne un contraste poignant avec la sévérité de l’interpellation.

Regardons un peu ce texte avec les yeux de la pédagogie de l’époque où la dramatisation des faits avait pour but de toucher les cœurs, de les émouvoir et de leur faire prendre conscience, de manière prompte, du caractère impérieux et inexorable de ce qui est annoncé. Rappelons-nous des propos fulgurants et virulents du prophète Jonas : « encore quarante jours et Ninive sera détruite » (Jonas 3,4). A voir de près, le message de Jonas qui provoqua soudainement la conversion de toute la ville n’étais pas centré sur la peur, mais sur l’urgence de la conversion. Si la peur crée la contrainte, la conversion dont il est question n’est pas assujettie à la peur, mais à notre volonté libre et personnelle qui nous évite les conséquences engendrées par notre refus de conversion. En fait, le rejet de la conversion est le choix tacite de la fatalité qui en résulte.  Bien entendu, la conversion à Dieu n’évite pas la mort corporelle (physique) ni aux Ninivites de Jonas, ni aux Galiléens en prière dont parle Jésus, ni même aux dix-huit personnes tuées brutalement par la chute de la tour de Siloé. La conversion à Dieu, à l’instar de Moïse qui fait un détour vers le Buisson Ardent (Ière Lect.), renvoie à l’itinéraire qui mène à la vie de Dieu, à la vie avec Dieu, à la vie pour Dieu.

Le message de la conversion de Jésus nous fait changer de direction qui conduit à la fatalité. L’espérance qui porte l’élan de la conversion emprunte le chemin du destin dirigé par Dieu. Sur un tel itinéraire, l’imprévisibilité de la mort – qu’elle soit causée par des catastrophes naturelles ou tout autre accident, comme c’est le cas dans cette page d’évangile – ne peut être contrecarrée que par un changement radical de perception des choses et des évènements. La conversion devient alors une mutation profonde : notre vie est tenue entre les mains de Dieu par lesquelles nous sont assurées libération et la promesse d’une vie immortelle. En se révélant au Sinaï comme Celui qui est, Dieu oriente autrement la vie de Moïse, il le charge de libérer son peuple, de changer son destin : de l’esclavage en Egypte à la liberté des enfants de Dieu ! Désormais, l’esclavage qui était devenu pour les Hébreux comme une force du destin contre laquelle on ne peut rien, le retour à Dieu change tout. La conversion est même, à ce niveau, une initiative de Dieu qui touche le cœur de Moïse et celui de tout un peuple opprimé !

Se convertir, c’est finalement se laisser conduire par Dieu, ne pas soupçonner Dieu de nous abandonner entre les griffes des épreuves et des calamités ou tout simplement ne pas imaginer que ceux qui en sont victime méritent ou non de subir de telles situations plus que d’autres (ou moins que d’autres). Au contraire, c’est l’occasion de rendre plausible l’action de Dieu qui convertit le désespoir en espérance ! Le premier fruit de la conversion véritable nous amène à placer notre confiance totale en Dieu et d’accepter que le chemin qui mène au salut s’effectue selon son bon vouloir et non le nôtre. Me vint en tête cette épigraphe de Paul Claudel : « Dieu écrit droit, même si les lettres sont tordues » (Le Soulier de satin, pièce de théâtre de 1943). Il paraphrasait ainsi le proverbe portugais bien connu « Dieu écrit droit sur les lignes courbes ». La question sous-jacente est de déchiffrer cette écriture divine à travers les évènements heureux ou malheureux qui traversent nos vies. Et pourtant, il nous faut, comme chrétien, relever les traces tangibles de l’amour prévenant de Dieu. Pour le Christ, ce n’est pas la mort accidentelle des dix-huit personnes qui est en jeu, mais la conversion qui nous prépare nous tourne vers Dieu lorsqu’une telle catastrophe s’abat sur nous. La foi donne l’assurance et la conversion, l’itinéraire tracé par Dieu où se joue notre salut : « Mais si vous ne vous vous convertissez pas… ». L’avertissement préventif de Jésus est premier avant que ne survienne l’annonce des conséquences « vous périrez tous comme eux » !

De la conversion impérative pour tous les hommes à la patience de Dieu, Saint Luc conclut son évangile par la parabole du figuier stérile, image parfaite de notre vie infructueuse minée par le péché. L’attente patiente du Maître qui est le temps de bêcher le sol et d’y mettre le fumier par vigneron suggère la patience de Dieu. Dieu est comme le cultivateur qui prend le temps voulu pour nourrir son figuier et le mettre en état de produire des fruits. De la stérilité à la fructuosité, la conversion est le temps que Dieu donne à l’homme qui s’est détourné de Lui de revenir à Lui. Cette parabole est un message concret de l’interpellation virulente de Jésus à la conversion. Le figuier stérile souligne, avec force, la nécessité de la conversion pour chacun de nous : Dieu nous donne le temps de se convertir, de changer notre vie, de répondre à son amour miséricordieux.

En « pèlerins d’espérance », suivons avec tous les catéchumènes de notre paroisse, tous les futurs mariés que nous allons recevoir à St Michel ce Dimanche, tous les chrétiens qui se détournent, sans le savoir, des chemins séduisants du péché… Le chemin du carême est comme l’étape de la dernière chance qui nous est donnée pour notre conversion. Disposons nos cœurs pour Dieu qui, seul, peut faire porter du fruit à ce qui semble stérile et perdu, séparé et sans perspective de retour… Sa toute-puissance n’apparait jamais autant plus expressive que lorsqu’Il patiente et prends pitié.

« Seigneur, accorde à ceux que tu as choisis d’approcher avec pleine conscience du jour où ils proclameront ta louange ; qu’ils retrouvent la dignité première dont la faute originelle les a écarté, et que ta gloire se renouvelle » (collecte 3ème dimanche de carême).

 

Père Dieudonné MASSOMA, curé

Publié le 20 mars 2025

Edito du Curé – dimanche 23 mars 2025

« Mais si vous ne vous vous convertissez pas… »

Cette phrase rythme le texte ! Elle revient deux fois, comme un refrain incisif et laconique. Elle rompt avec la tonalité narrative de deux histoires vraisemblables racontées par Jésus et introduit, en même temps, une directive, une interpellation… Le ton impératif employé suggère l’urgence de la conversion implacable et impérieuse. Derrière la promptitude du message de la conversion se dessine aussi un avertissement sévère – c’est le cas de le dire – aux conséquences dramatiques : « si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux ». Le visage du Seigneur « lent à la colère et plein d’amour » présenté dans le psaume de méditation (Ps 102) souligne un contraste poignant avec la sévérité de l’interpellation.

Regardons un peu ce texte avec les yeux de la pédagogie de l’époque où la dramatisation des faits avait pour but de toucher les cœurs, de les émouvoir et de leur faire prendre conscience, de manière prompte, du caractère impérieux et inexorable de ce qui est annoncé. Rappelons-nous des propos fulgurants et virulents du prophète Jonas : « encore quarante jours et Ninive sera détruite » (Jonas 3,4). A voir de près, le message de Jonas qui provoqua soudainement la conversion de toute la ville n’étais pas centré sur la peur, mais sur l’urgence de la conversion. Si la peur crée la contrainte, la conversion dont il est question n’est pas assujettie à la peur, mais à notre volonté libre et personnelle qui nous évite les conséquences engendrées par notre refus de conversion. En fait, le rejet de la conversion est le choix tacite de la fatalité qui en résulte.  Bien entendu, la conversion à Dieu n’évite pas la mort corporelle (physique) ni aux Ninivites de Jonas, ni aux Galiléens en prière dont parle Jésus, ni même aux dix-huit personnes tuées brutalement par la chute de la tour de Siloé. La conversion à Dieu, à l’instar de Moïse qui fait un détour vers le Buisson Ardent (Ière Lect.), renvoie à l’itinéraire qui mène à la vie de Dieu, à la vie avec Dieu, à la vie pour Dieu.

Le message de la conversion de Jésus nous fait changer de direction qui conduit à la fatalité. L’espérance qui porte l’élan de la conversion emprunte le chemin du destin dirigé par Dieu. Sur un tel itinéraire, l’imprévisibilité de la mort – qu’elle soit causée par des catastrophes naturelles ou tout autre accident, comme c’est le cas dans cette page d’évangile – ne peut être contrecarrée que par un changement radical de perception des choses et des évènements. La conversion devient alors une mutation profonde : notre vie est tenue entre les mains de Dieu par lesquelles nous sont assurées libération et la promesse d’une vie immortelle. En se révélant au Sinaï comme Celui qui est, Dieu oriente autrement la vie de Moïse, il le charge de libérer son peuple, de changer son destin : de l’esclavage en Egypte à la liberté des enfants de Dieu ! Désormais, l’esclavage qui était devenu pour les Hébreux comme une force du destin contre laquelle on ne peut rien, le retour à Dieu change tout. La conversion est même, à ce niveau, une initiative de Dieu qui touche le cœur de Moïse et celui de tout un peuple opprimé !

Se convertir, c’est finalement se laisser conduire par Dieu, ne pas soupçonner Dieu de nous abandonner entre les griffes des épreuves et des calamités ou tout simplement ne pas imaginer que ceux qui en sont victime méritent ou non de subir de telles situations plus que d’autres (ou moins que d’autres). Au contraire, c’est l’occasion de rendre plausible l’action de Dieu qui convertit le désespoir en espérance ! Le premier fruit de la conversion véritable nous amène à placer notre confiance totale en Dieu et d’accepter que le chemin qui mène au salut s’effectue selon son bon vouloir et non le nôtre. Me vint en tête cette épigraphe de Paul Claudel : « Dieu écrit droit, même si les lettres sont tordues » (Le Soulier de satin, pièce de théâtre de 1943). Il paraphrasait ainsi le proverbe portugais bien connu « Dieu écrit droit sur les lignes courbes ». La question sous-jacente est de déchiffrer cette écriture divine à travers les évènements heureux ou malheureux qui traversent nos vies. Et pourtant, il nous faut, comme chrétien, relever les traces tangibles de l’amour prévenant de Dieu. Pour le Christ, ce n’est pas la mort accidentelle des dix-huit personnes qui est en jeu, mais la conversion qui nous prépare nous tourne vers Dieu lorsqu’une telle catastrophe s’abat sur nous. La foi donne l’assurance et la conversion, l’itinéraire tracé par Dieu où se joue notre salut : « Mais si vous ne vous vous convertissez pas… ». L’avertissement préventif de Jésus est premier avant que ne survienne l’annonce des conséquences « vous périrez tous comme eux » !

De la conversion impérative pour tous les hommes à la patience de Dieu, Saint Luc conclut son évangile par la parabole du figuier stérile, image parfaite de notre vie infructueuse minée par le péché. L’attente patiente du Maître qui est le temps de bêcher le sol et d’y mettre le fumier par vigneron suggère la patience de Dieu. Dieu est comme le cultivateur qui prend le temps voulu pour nourrir son figuier et le mettre en état de produire des fruits. De la stérilité à la fructuosité, la conversion est le temps que Dieu donne à l’homme qui s’est détourné de Lui de revenir à Lui. Cette parabole est un message concret de l’interpellation virulente de Jésus à la conversion. Le figuier stérile souligne, avec force, la nécessité de la conversion pour chacun de nous : Dieu nous donne le temps de se convertir, de changer notre vie, de répondre à son amour miséricordieux.

En « pèlerins d’espérance », suivons avec tous les catéchumènes de notre paroisse, tous les futurs mariés que nous allons recevoir à St Michel ce Dimanche, tous les chrétiens qui se détournent, sans le savoir, des chemins séduisants du péché… Le chemin du carême est comme l’étape de la dernière chance qui nous est donnée pour notre conversion. Disposons nos cœurs pour Dieu qui, seul, peut faire porter du fruit à ce qui semble stérile et perdu, séparé et sans perspective de retour… Sa toute-puissance n’apparait jamais autant plus expressive que lorsqu’Il patiente et prends pitié.

« Seigneur, accorde à ceux que tu as choisis d’approcher avec pleine conscience du jour où ils proclameront ta louange ; qu’ils retrouvent la dignité première dont la faute originelle les a écarté, et que ta gloire se renouvelle » (collecte 3ème dimanche de carême).

 

Père Dieudonné MASSOMA, curé

Publié le 20 mars 2025

Edito du Curé – dimanche 23 mars 2025

lelien

« Mais si vous ne vous vous convertissez pas… »

Cette phrase rythme le texte ! Elle revient deux fois, comme un refrain incisif et laconique. Elle rompt avec la tonalité narrative de deux histoires vraisemblables racontées par Jésus et introduit, en même temps, une directive, une interpellation… Le ton impératif employé suggère l’urgence de la conversion implacable et impérieuse. Derrière la promptitude du message de la conversion se dessine aussi un avertissement sévère – c’est le cas de le dire – aux conséquences dramatiques : « si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux ». Le visage du Seigneur « lent à la colère et plein d’amour » présenté dans le psaume de méditation (Ps 102) souligne un contraste poignant avec la sévérité de l’interpellation.

Regardons un peu ce texte avec les yeux de la pédagogie de l’époque où la dramatisation des faits avait pour but de toucher les cœurs, de les émouvoir et de leur faire prendre conscience, de manière prompte, du caractère impérieux et inexorable de ce qui est annoncé. Rappelons-nous des propos fulgurants et virulents du prophète Jonas : « encore quarante jours et Ninive sera détruite » (Jonas 3,4). A voir de près, le message de Jonas qui provoqua soudainement la conversion de toute la ville n’étais pas centré sur la peur, mais sur l’urgence de la conversion. Si la peur crée la contrainte, la conversion dont il est question n’est pas assujettie à la peur, mais à notre volonté libre et personnelle qui nous évite les conséquences engendrées par notre refus de conversion. En fait, le rejet de la conversion est le choix tacite de la fatalité qui en résulte.  Bien entendu, la conversion à Dieu n’évite pas la mort corporelle (physique) ni aux Ninivites de Jonas, ni aux Galiléens en prière dont parle Jésus, ni même aux dix-huit personnes tuées brutalement par la chute de la tour de Siloé. La conversion à Dieu, à l’instar de Moïse qui fait un détour vers le Buisson Ardent (Ière Lect.), renvoie à l’itinéraire qui mène à la vie de Dieu, à la vie avec Dieu, à la vie pour Dieu.

Le message de la conversion de Jésus nous fait changer de direction qui conduit à la fatalité. L’espérance qui porte l’élan de la conversion emprunte le chemin du destin dirigé par Dieu. Sur un tel itinéraire, l’imprévisibilité de la mort – qu’elle soit causée par des catastrophes naturelles ou tout autre accident, comme c’est le cas dans cette page d’évangile – ne peut être contrecarrée que par un changement radical de perception des choses et des évènements. La conversion devient alors une mutation profonde : notre vie est tenue entre les mains de Dieu par lesquelles nous sont assurées libération et la promesse d’une vie immortelle. En se révélant au Sinaï comme Celui qui est, Dieu oriente autrement la vie de Moïse, il le charge de libérer son peuple, de changer son destin : de l’esclavage en Egypte à la liberté des enfants de Dieu ! Désormais, l’esclavage qui était devenu pour les Hébreux comme une force du destin contre laquelle on ne peut rien, le retour à Dieu change tout. La conversion est même, à ce niveau, une initiative de Dieu qui touche le cœur de Moïse et celui de tout un peuple opprimé !

Se convertir, c’est finalement se laisser conduire par Dieu, ne pas soupçonner Dieu de nous abandonner entre les griffes des épreuves et des calamités ou tout simplement ne pas imaginer que ceux qui en sont victime méritent ou non de subir de telles situations plus que d’autres (ou moins que d’autres). Au contraire, c’est l’occasion de rendre plausible l’action de Dieu qui convertit le désespoir en espérance ! Le premier fruit de la conversion véritable nous amène à placer notre confiance totale en Dieu et d’accepter que le chemin qui mène au salut s’effectue selon son bon vouloir et non le nôtre. Me vint en tête cette épigraphe de Paul Claudel : « Dieu écrit droit, même si les lettres sont tordues » (Le Soulier de satin, pièce de théâtre de 1943). Il paraphrasait ainsi le proverbe portugais bien connu « Dieu écrit droit sur les lignes courbes ». La question sous-jacente est de déchiffrer cette écriture divine à travers les évènements heureux ou malheureux qui traversent nos vies. Et pourtant, il nous faut, comme chrétien, relever les traces tangibles de l’amour prévenant de Dieu. Pour le Christ, ce n’est pas la mort accidentelle des dix-huit personnes qui est en jeu, mais la conversion qui nous prépare nous tourne vers Dieu lorsqu’une telle catastrophe s’abat sur nous. La foi donne l’assurance et la conversion, l’itinéraire tracé par Dieu où se joue notre salut : « Mais si vous ne vous vous convertissez pas… ». L’avertissement préventif de Jésus est premier avant que ne survienne l’annonce des conséquences « vous périrez tous comme eux » !

De la conversion impérative pour tous les hommes à la patience de Dieu, Saint Luc conclut son évangile par la parabole du figuier stérile, image parfaite de notre vie infructueuse minée par le péché. L’attente patiente du Maître qui est le temps de bêcher le sol et d’y mettre le fumier par vigneron suggère la patience de Dieu. Dieu est comme le cultivateur qui prend le temps voulu pour nourrir son figuier et le mettre en état de produire des fruits. De la stérilité à la fructuosité, la conversion est le temps que Dieu donne à l’homme qui s’est détourné de Lui de revenir à Lui. Cette parabole est un message concret de l’interpellation virulente de Jésus à la conversion. Le figuier stérile souligne, avec force, la nécessité de la conversion pour chacun de nous : Dieu nous donne le temps de se convertir, de changer notre vie, de répondre à son amour miséricordieux.

En « pèlerins d’espérance », suivons avec tous les catéchumènes de notre paroisse, tous les futurs mariés que nous allons recevoir à St Michel ce Dimanche, tous les chrétiens qui se détournent, sans le savoir, des chemins séduisants du péché… Le chemin du carême est comme l’étape de la dernière chance qui nous est donnée pour notre conversion. Disposons nos cœurs pour Dieu qui, seul, peut faire porter du fruit à ce qui semble stérile et perdu, séparé et sans perspective de retour… Sa toute-puissance n’apparait jamais autant plus expressive que lorsqu’Il patiente et prends pitié.

« Seigneur, accorde à ceux que tu as choisis d’approcher avec pleine conscience du jour où ils proclameront ta louange ; qu’ils retrouvent la dignité première dont la faute originelle les a écarté, et que ta gloire se renouvelle » (collecte 3ème dimanche de carême).

 

Père Dieudonné MASSOMA, curé

Dans ce dossier

Publié le 20 mars 2025